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Etude de marché : préférences alimentaires des consommateurs africains.

  • 10 nov. 2024
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 11 nov. 2024


Source : Africa24TV


Introduction


Avec un potentiel de croissance impressionnant, le secteur agroalimentaire africain pourrait tripler en valeur pour atteindre 1 000 milliards de dollars d’ici 2030.


Cette étude, réalisée par Boston Consulting Group et la Mastercard Foundation, analyse les forces qui transforment ce marché : une population en forte croissance, une urbanisation rapide, et l’entrée en vigueur de l’Accord de libre-échange continental africain (AfCFTA).


Pour les petites et moyennes entreprises locales, représentant plus de 90 % du secteur, l’accès au financement, les coûts élevés de production et les réseaux de distribution limités constituent autant de freins à leur expansion.


Ce rapport met en avant des solutions concrètes pour lever ces barrières, notamment via des modèles de mutualisation des ressources, un soutien accru aux infrastructures, et des stratégies d’exportation ambitieuses.


En dressant un portrait précis des attentes des consommateurs et des défis des entreprises, cette étude propose une feuille de route stratégique pour un secteur agroalimentaire africain compétitif et durable.


Principaux chiffres et observations :


  1. Croissance du marché :

    • Le marché africain de l'agroalimentaire pourrait atteindre 1 000 milliards de dollars par an d'ici 2030.


    • La mise en œuvre de l'Accord de libre-échange continental africain (AfCFTA) devrait accroître la valeur du commerce intra-africain de 75 % d'ici 2045, avec une augmentation de 41 % des échanges dans le secteur agroalimentaire par rapport à 2020.


  2. Préférences des consommateurs :

    • Une enquête menée auprès de 2 300 consommateurs dans huit pays africains (Kenya, Ouganda, Éthiopie, Nigeria, Côte d'Ivoire, Ghana, Afrique du Sud, Zambie) révèle les critères de choix principaux : qualité(38 %), prix (29 %), et sécurité (13 %).


      La réputation de la marque joue aussi un rôle, mais est moins importante (10 %).


    • Près de 70 % des consommateurs préfèrent les produits locaux pour leur goût authentique (43 %) et leur prix abordable (44 %). Les marques importées sont choisies pour leur goût (57 %) et leur packaging plus attrayant (26 %).


  3. Défis des PME agroalimentaires :


    • Plus de 90 % des entreprises agroalimentaires africaines sont des micro, petites, ou moyennes entreprises (PME) qui peinent à croître à cause de :

      • Coûts élevés pour l’emballage, souvent importé et coûteux en raison de grandes quantités minimales à commander.

      • Accès limité au financement abordable avec des taux d’intérêt bancaires qui peuvent atteindre 25 %.

      • Faible reconnaissance auprès des acheteurs de détail et manque de moyens pour des campagnes de marketing de grande envergure.


  4. Solutions basées sur les économies d’échelle :


    • La création de plateformes de partage (usines, laboratoires, services marketing) permettrait de réduire les coûts pour les petites entreprises.


    • Par exemple :


      • KIRDI (Kenya Industrial Research and Development Institute) au Kenya, propose des installations communes pour le traitement et le conditionnement, soutenant ainsi environ 2 000 PME et créant près de 4 200 emplois chaque année.


      • Wakanda Food Accelerator en Afrique du Sud aide plus de 100 marques alimentaires en leur donnant accès à des cuisines partagées et des connexions au réseau de distribution, facilitant leur accès aux grandes surfaces.


  5. Besoin d’un financement à impact ciblé :


    • Entre 2018 et 2021, 19 milliards de dollars ont été investis dans le développement en amont des chaînes de valeur agricoles africaines (principalement via l’aide au développement et des organisations multilatérales). Toutefois, seuls 100 millions de dollars ont été alloués aux activités en aval (transformation, logistique, et distribution).


    • L’étude recommande d’augmenter significativement le financement des entreprises de transformation agroalimentaire, notamment en intégrant des modèles de financement mixtes (blended finance), pour stimuler l'impact économique et social de ces entreprises sur le continent.


  6. Recommandations pour les acteurs du secteur :


    • Gouvernements : mettre en place des politiques d'incitation pour la production locale et faciliter les échanges intra-africains sous l’AfCFTA.


    • ONGs et institutions de développement : offrir aux entreprises des programmes de soutien pour le développement de marque, la conformité aux normes de qualité, et la logistique.


  7. Investisseurs et bailleurs de fonds : augmenter les subventions et financements pour les initiatives en aval afin de soutenir l’ensemble de la chaîne de valeur.


    Conclusion


Cette étude conclut qu'un effort collectif des gouvernements, des entreprises, et des institutions de financement est indispensable pour faire émerger un secteur agroalimentaire africain compétitif et durable.


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